Moutons de Panurge

troupeau de moutons

Alors que je voulais insister sur ton objectif, ton rêve, j’en suis arrivé aux moutons de Panurge. Qu’en est-il ?

Notre grand Rêve

Enfant Rêve d'être pilote
Enfant Rêve d’être pilote

Tout d’abord, je l’ai déjà dit ici, tu dois avoir tes objectifs. Je dirais même, tu dis avoir ton objectif. Ton grand objectif, ton rêve. Bien évidemment, fréquemment, nous ne savons pas précisément quel est cet objectif, quel est ce rêve. Parfois, nous avons quelques objectifs, quelques rêves. Mais quand nous en avons plusieurs comme çà, ce qui se passe c’est que leur multiplicité diminue leurs forces. Il sont dilués, et de surcroît, les plus faibles d’entre eux sont submergés par les distractions. Les distractions, ces choses qui nous détournent de notre essentiel. Parfois même, c’est nous qui cherchons les distractions. Ainsi cela nous permet d’oublier momentanément ce qui est réellement important pour nous. Car ce qui est important pour nous, souvent leur réalisation nous ferait grandement plaisir, mais nous savons aussi qu’il nous demandent des efforts. Alors parfois, nous préférons mettre de côté notre objectif, notre rêve car il ne serait pas « raisonnable ». Énorme erreur. Car à force de nier notre rêve, nous aboutissons à une vie morne. Sans piment, sans joie. Une vie d’ennui où nous n’aimerons rien, ni personne d’ailleurs. Une vie tellement ennuyeuse, que « à quoi çà sert de la vivre ? ». STOP ! Alerte rouge ! Nous sommes là, ici et maintenant pour vivre ! Nous sommes là pour vivre notre rêve. Notre grand rêve !

Rêve, où t’es ?

Oui, d’accord, nous sommes là pour vivre notre grand rêve. Oui, d’accord, mais quel est-il ce rêve là ? Oui, souvent aussi, nous ne savons plus quel est ce rêve. Quel il a été. Car, ce rêve a été enfoui en dessous de tonnes de censures. De censure des autres qui disaient que ce n’était pas raisonnable. Nous mêmes qui avons accepté ce que les autres nous ont dit. Ces autres qui se moquent de notre bonheur. Nous mêmes qui avons arrêté d’y croire, car il faudra quand même faire quelques petits efforts pour y arriver. Nous mêmes qui avons peur de ne pas y arriver. Nous même qui avons décidé de vivre une vie de rampants, de larves, d’esclaves exclusivement obéissants. Nous avons jeté notre jouet. Nous avons égaré notre rêve.

S’isoler

solitude
solitude

Alors comment le retrouver ? Eh bien c’est simple. Tu dois t’isoler. Prendre tout le temps nécessaire pour te retrouver seul avec toi même. Cela peut se faire au moment de vacances. Cela peut aussi se faire en te réservant des moments de recueillement sur toi même dans tes journées. L’essentiel c’est que tu te retrouves seul. Vraiment seul avec toi même. Petit à petit, tu te retrouveras. Tu retrouveras ton rêve enfoui à la fois dans les profondeurs et dans le passé. Ou alors, tu découvrais ton nouveau rêve. Celui qui était mal formulé, mais déjà existant dans ton cœur à l’état embryonnaire. A toi, à toi tout seul de le faire grandir en toi. Jusqu’à ce qu’il devienne important, un géant. Tu n’as pas à en avoir peur, c’est toi, c’est ta réalisation. C’est une activité que tu réaliseras dans la solitude. Un bien gros mot.

Solitude et accompagnateurs

La solitude, nous en avons peur. Je reconnais que cela fait réellement peur. Immédiatement, je te réconforte, ce ne sera que momentané. Sauf si bien entendu, ton rêve c’est d’être un ascète. Alors donc cette solitude est la condition nécessaire de se retrouver. De trouver ou retrouver son rêve. Son objectif ultime. Son grand, immense rêve, objectif ultime. C’est cette grandeur qui nous fait peur en fait. Nous avons peur de nous retrouver seul avec lui. Alors, c’est là que nous avons besoin d’autres personnes. Nous avons envie d’accompagnateurs. Nous avons besoin de quelqu’un pour nous soutenir. Quelqu’un à qui nous allons poser la question « tu crois que c’est un bon objectif çà ? ». Ou encore, « tu voudrais pas que nous poursuivions le même objectif ? ». Oui, d’être seul à seul avec son objectif peut nous faire peur. Nous avons alors besoin de compagnie.

Moutons de Panurge

troupeau de moutons
troupeau de moutons

Ce besoin de compagnie, c’est là que les moutons apparaissent. Ou plutôt, le troupeau. Oui, car de peur d’être seul avec notre objectif, spécifique donc original de surcroit, nous choisissons de rejoindre le groupe. Le troupeau. Nous ne savons pas précisément où il va, mais « comme tout le monde », nous le suivons. Y a-t-il réellement un leader dans ce troupeau ? Nous n’en savons rien en général. Nous ne le voyons pas. Nous sommes dans la masse sécurisante. Si le troupeau se dirige vers la falaise, nous nous consolons. « Nous ne serons pas seul comme un con à tomber de la falaise ». Ou « Nous ne serons pas plus con que les autres qui tomberont aussi ». Sauf que le problème n’est pas d’être con. Non, ce qu’il faut c’est être ce que tu es. Se poser à toi même la question de savoir, « Qu’est ce que je voudrais ? Qu’est ce que je veux ? Qu’est ce que je veux vraiment ? », puis de réaliser. Réaliser, concrétiser ce que tu veux réellement être, faire et avoir.