Bien comprendre son interlocuteur avec le MétaModèle

Communication - MétaModèle

Même les personnes les plus bavardes et au débit de paroles rapides ne peuvent tout dire. Lorsque nous nous exprimons, nous filtrons le flot des mots. C’est ce qui s’appelle faire des violations sémantiques en PNL. Elles sont regroupées en trois catégories : Les omissions, les généralisations et les distorsions. Au bout du compte, le message occulte une grande partie du vécu qui devait être exprimé. Nous nous devons alors de poser des questions à notre interlocuteur pour découvrir la structure profonde du message en plus de la structure superficielle qui nous est délivré. Le MétaModèle est une solution.

Omissions

Communication - MétaModèle
Communication – MétaModèle

La personne que nous écoutons fait des omissions par manque de temps entre autres. Elle est obligée d’aller à l’essentiel, donc d’omettre des détails. Elle est vague. Elle laisse beaucoup de vide que nous devons combler implicitement par notre imagination. La seule chose est que ce qu’elle a sous-entendu, omis d’exprimé et que tu imagines a peu de chances d’être identiques. Tu dois alors poser des questions pour faire préciser les paroles de ton interlocuteur. Poser ces questions : Qui ? Quoi ? Quand ? Où ? Comment ? Quoi précisément ? Où exactement ? Voyons ceci en détail.

Omissions simples

Exemples : « Je suis sorti », ou « Au secours ! » , « Je suis perplexe », « Je peux faire face » ou encore « Je suis incapable ».  Là nous « sentons », devinons facilement qu’il manque des précisions. Nous pouvons alors poser les questions du genre « Où est tu sorti ? », « De quel genre de secours as tu besoin ? », « A propos de quoi es-tu perplexe ? », « A qui ou à quoi peux tu faire face ? »ou « De quoi es-tu incapable ? » .

Verbes non spécifiques

Exemples : « Elle m’a agacé », ou « Il me blesse » , « Elle m’a puni » etc. Les questions à poser sont du genre, « Comment est-ce qu’elle t’a agacé ? » ou encore « En quoi t’a-t-elle puni ? » . Ces verbes non spécifiques peuvent avoir plusieurs sens. On peut être puni par des remontrances, par des coups de fouet, par des privations, et je ne sais quoi d’autre encore. Il faut se faire préciser le sens des mots.

Comparatif incomplet

« Je me sens mieux », « Il est meilleur que moi », « Elle est plus intelligente » , « Il est plus grand ». « Tu te sens mieux que qui ? » « Que quand ? » ou « que quoi ? ».

Index de référence manquant

« Il a tort », « On ne m’écoute pas », « Il m’a fait çà  à moi ! », « C’est inutile »… « Qui a dit qu’il avait tort ? Et sur quelle base a-t-il tort ? », « Qui çà ON ? », « Fait quoi ? » et « Qu’est-ce qui est inutile ? »

Généralisations

A titre personnel, je dois dire que j’aime beaucoup faire des généralisations. A partir d’un faible nombre de cas vécus, voire d’un seul, j’en déduis une vérité générale. Ceci peut permettre de gagner beaucoup de temps dans la compréhension et utilisation du monde qui nous entoure. Ceci pourtant peut être très limitant, car en généralisant à outrance, nous ne voyons plus toutes les possibilités éventuelles qui s’offrent à nous.

Nominalisations

« Il n’y a pas d’amour entre nous », « Je n’ai pas de soutien », « Il n’y a pas de chaleur dans ce club », « C’est une réalisation impossible », « J’ai pris une mauvaise décision ». L’objectif des questions est de faire préciser ces noms, d’où le terme de nominalisation, qui représentent des actions. Les questions apportent des éléments demandant plus de précisions sur les noms cités en utilisant des verbes. « Comment voudrais-tu être aimé ? », « Quel est le genre de soutien que souhaites avoir ? », « Qui veux-tu qui soit plus chaleureux avec toi ? », « Que veux-tu réaliser ? ».

Opérateurs modaux de nécessité

Agent municipal verbalise une voiture. Police nationale rode en même temps.
Agent municipal verbalise. Police nationale rode.

« Nous sommes obligés de payer le parcmètre », « Je dois réussir ce concours », « Je ne dois pas rougir ». Questions : « Que se passe-t-il si… on ne paie pas le parcmètre ? ».  En fait, ce genre de question met sur le devant une croyance. Souvent, il s’agit d’une croyance limitante qui est démasquée. La mécanique des réponses puis questions utilisant le métamodèle est alors enclenché, jusqu’à ce que le niveau de précision et de clarté soit suffisant.

Opérateur modaux de possibilité

« Je ne peux pas randonner en montagne ». « Qu’est-ce qui t’en empêche ? ».

Origines perdues

Ce sont des omissions involontaires. Ils se présentent souvent sous formes de jugements généraux. On ne sait plus d’où çà vient.
« Vous avez tort », « C’est ridicule de se mettre en colère », « On n’est jamais assez prudents ». « Qui a dit çà et sur la base de quels faits ? », « C’est ridicule pour qui ? »

Quantificateurs universels

Ce sont ces affirmations exprimés avec « jamais », « toujours », « aucun », « tous », « personne », « nul », « impossible », « définitif »… Les questions à poser sont du genre « vraiment jamais ? », « Et  si pour une fois… », « Te souviens-tu d’une exception ? »… Ces questions ne feront pas immédiatement à tous les coups sortir ton interlocuteur de sa violation sémantique. Elles commenceront par attirer son attention sur le fait qu’elle fait justement une violation sémantique par ces quantificateurs universels.

Distorsions

boule de cristal
boule de cristal

Un synonyme de distorsion sémantique est « malformation » sémantique.

Relation de cause à effet

Il s’agit d’un raisonnement faux qui lie des éléments externes tels que le comportement d’autrui à des états internes. La vérité est qu’en réalité, nous sommes les seuls responsables de nos états internes. Les questions ne résolvent pas nécessairement ce genre de distorsion. Elles commenceront à attirer l’attention de ton interlocuteur sur ces distorsions ou malformations sémantiques.

Exemples  « Sa voix me met en colère », « En quoi sa voix te met-elle en colère ? ». « Cette idée me rend malade », « En quoi le fait que quelqu’un émette une idée te rend malade ? ».  « Est-ce que tu te souviens d’une fois où sa voix ne t’a pas mis en colère ? »

Divination

« Tu vas aimer cela ! », « Je sais ce que tu penses », « Je suis sûr qu’ils ne m’aiment pas »… « Comment le sais tu ? »

Équivalence complexe

« Avec un nom comme çà, il doit avoir du succès », « Elle n’aime pas le foot, elle ne m’aime pas », « La gardienne Portugaise est méchante, elle ne dit jamais Bonjour ». « Qu’est ce qui prouve qu’elle est méchante si elle ne dit jamais Bonjour ? », « En quoi le fait de ne pas aimer le foot implique-t-il qu’elle ne t’aime pas ? »