Contraventions : La bonne mesure

Agent municipal verbalise une voiture. Police nationale rode en même temps.

Contravention de stationnement

Agent municipal verbalise une voiture. Police nationale rode en même temps.
Agent municipal verbalise. Police nationale rode.

Les contraventions sont parfois ressentis comme un vrai poison pour certains d’entre nous. Oui, avoir eu une prune peut nous détruire la douce chanson d’une journée. Pour nous éviter de perdre le bonheur de vivre pour une journée ou quelques heures, voire minutes, voici une petite réflexion de survie.

Tout d’abord, posons nous la question de la gravité ou de l’importance de la contravention que nous avons. Et ici, je vais surtout vous parler des contraventions de stationnement. En vérité, beaucoup de contraventions de stationnement sont bénignes. Prenons les dans l’ordre suivant : des moins bénignes aux plus bénignes.

Stationnement en double file

Ceci est grave car c’est dangereux pour les autres. Je considère que c’est une infraction véritable au code de la route. Votre conscience aura tout à fait raison de vous poursuivre. Le montant de l’amende ne devrait pas vous faire trop mal. Mais sachez que vous êtes réellement fautif.

Stationnement sur une place handicapé

Les places handicapés ne sont pas des lots de consolation pour ces derniers. Les places handicapés sont des places qui leur sont nécessaires pour entrer et sortir de leurs véhicules en toute sécurité. Le fait que des personnes non handicapées squattent les places de celles qui le sont est une mise en danger d’autrui. C’est aussi une vraie faute.

Stationner là où ce n’est pas autorisé

Je pourrais reprendre ce que j’ai dit dans les deux paragraphes précédents. C’est une vraie faute. Normalement, les services publics qui ont décrété que le stationnement n’est pas autorisé ont étudié et décidé en fonction du bon sens, de l’analyse des situations et des normes établies.

Stationner sur une place payante

Verbalisation voiture en stationnement
Verbalisation voiture en stationnement

Vous me direz, mais il n’y a aucune gravité dans tout çà ! Il n’y a aucune faute ! Effectivement, je note juste les mots négatifs utilisés ici : « gravité » et « faute ». Quand on s’y gare, souvent on a cette impression de se garer sur une place interdite, sauf si on met quelques pièces dans le parcmètre. En vérité, ces places sont des endroits où nous avons le droit de stationner. Sans danger pour nous et autrui. Le seul hic est que l’on doit payer. Certains acceptent de passer à la casserole, pardon caisse ! Mais ils ont la conscience tranquille. Ils se disent, comme je suis réglo, bien qu’un peu (dé)plumé, les autorités ne m’embêteront pas.

D’autres se disent « pourquoi vais-je payer ? », ou encore « tiens, je vais tenter le coup, peut-être qu’ils ne passeront pas ». En fait, ils font implicitement le calcul et comparent le prix du parking, la probabilité que les agents passent et le montant de la contravention. Et décident.

Sachez que les parking commerciaux payants des environs font le même calcul. Leurs tarifs sont fonction de la fréquence de passage des agents, du montant de la contravention. Ils font en sorte qu’il vous est légèrement plus rentable de payer chez eux, plutôt que de payer le parcmètre ou de risquer une contravention.

Niveau émotionnel adéquat

Ma conclusion de tout çà est qu’à chaque évènement de notre vie, nous devons apprendre et nous entraîner à y mettre le niveau émotionnel adéquat. En exagérant pour me faire bien comprendre, il n’y a pas mort d’homme d’avoir une prune pour un parcmètre non payé.