Intelligence émotionnelle

Intelligence émotionnelle
Intelligence émotionnelle
Intelligence émotionnelle

Avoir une intelligence émotionnelle, cela signifie comprendre les émotions, les siennes propres tout comme celles de nos interlocuteurs. Ensuite, savoir utiliser ces matières premières à bon escient afin d’atteindre nos objectifs.

Dans un article précédent intitulé Émotions, Monstre Puissant, j’avais traité des points suivants, relatifs à la bonne connaissance des émotions :

  1. L’engourdissement émotionnel
  2. Les manifestations physiques des émotions
  3. Le chaos émotionnel
  4. Savoir dire ses émotions
  5. Savoir différencier ses émotions

Je vais rajouter ici trois nouveaux stades de progression dans cette intelligence :

  1. La causalité
  2. L’empathie
  3. L’interactivité

La causalité

Nos émotions ne sont bien entendu pas spontanées, intrinsèques. Elles sont dues à quelque chose. Un besoin non satisfait, par exemple être nourri, ou de façon plus fréquente, des actes ou des comportements d’autrui.

Nous nous devons donc de comprendre, d’identifier quelle est la cause de chacune de nos émotions. La clé de ceci est de savoir identifier cette cause, qui doit être objective et factuelle. Par exemple, je me suis senti triste quand l’autre a fermé la porte.

La tristesse est une émotion, un sentiment. A priori, la cause de ce sentiment est le fait que l’autre a fermé la porte. C’est un acte factuel, physique. Il faut absolument se limiter à cela afin de ne pas déraper dans des hypothèses ou des procès d’intention. Ceci, exprimé à l’autre, de façon factuelle permet d’engager la discussion, voire la négociation éventuelle sur la base de faits, sans accusations explicites ou implicites, dans un cadre de non violence.

L’empathie

L’empathie, c’est sentir soi même aussi les émotions de notre interlocuteur. Sentir, ressentir est différent de comprendre. De comprendre de façon intellectuelle. Ni même d’approuver, qui est juger. Sentir, ressentir se fait avec son cœur, son ventre, ses tripes ou je ne sais quoi d’autre, mais pas du tout avec sa tête, avec son cerveau ordinateur. Il s’agit bel et bien de sentiments, d’émotions et non de raisonnement. Descartes n’a rien à voir avec l’empathie.

L’interactivité

Sentir les émotions, tant les siennes que celles de notre interlocuteur est un grande chose. C’est d’ailleurs une condition sine quoi non à l’interactivité. Et sans interactivité, tout ce qui précède ne procède que de la connaissance sans action. Interagir, c’est agir. C’est donc engager un dialogue avec l’autre. Bien entendu, sentir ses émotions. Et aussi faire sentir les siennes propres. Peut alors s’engager par touches, par essais successifs une recherche pour identifier les besoins non assouvis de l’un et de l’autre, et ensuite une recherche de solutions acceptables pour toutes les parties prenantes. Oui, c’est de la négociation. L’avantage immense de cette négociation est qu’elle est basée sur des choses vraies, qui viennent du plus profond de nous, sans manipulation ni mensonges. Faut-il rappeler ici que nos émotions viennent directement de nos instincts de conservation individuels et de notre espèce ?