Le BitCoin monte, quoi en faire ?

Les cours du Bitcoin font vraiment des hauts et des bas monstrueux. Parfois nous nous disons, si j’avais investi, 100 € en Bitcoin il y a deux ans, j’aurais été riche aujourd’hui. Oui bien entendu cela se passe toujours comme ça quand il y a de la spéculation. Quand çà monte, comme ça monte, et que l’on a pas investi ce qu’on se dit c’est que on aurait bien fait d’investir il y a quelques temps de çà parce que aujourd’hui on serait riche. Et directement on se pose la question, « mais pourquoi n’ai-je pas investi en ce temps-là » ? Oui effectivement il y avait quelques problèmes. Oui c’était difficile d’ouvrir un compte pour pouvoir investir dans cette monnaie virtuelle. Oui les banques étaient réticentes. Et puis, les informations n’étaient pas suffisantes pour pouvoir réellement investir. En réalité, nous avions plein d’excuses pour ne pas investir en ce temps-là. Aujourd’hui nous nous en mordons les doigts.

Se pose à nous la question aujourd’hui : faut-il que j’investisse maintenant ? Et là bien entendu nous hésitons. Car nous nous disons, est-ce que cela va continuer à monter comme ça ? Et nous nous disons aussi, je crois que ça suffisamment monter comme ça, ça va bientôt chuter. Je vais attendre que çà chute. Et comme çà aura chuté, la je vais penser à investir. Résultat, nous n’investissons toujours pas.

Dans quelques jours, dans quelques semaines, si jamais nous nous réveillons, parce que parfois nous nous réveillons pas à, nous allons nous reposer la question. Est-ce le bon moment pour investir maintenant ? Ne faut-il pas attendre que çà chute encore plus ? Et puis, nous attendons. Nous attendons, et nous voyons que çà à monter.

Et la, nous nous disons : « Ah, j’aurais dû apprendre à faire de l’analyse technique. Parce que avec l’analyse technique, j’aurais pu anticiper la remontée des cours. Et dans ce cas là j’aurais gagné ». Sauf que, de mon expérience professionnelle, pardon expérience personnelle, l’analyse technique c’est quelque chose de difficilement compréhensible. Pour la personne qui présente l’analyse technique, les personnes qui écrivent des livres sur le sujet, c’est très facile. C’est très facile, parce qu’ils prennent des exemples du passé. C’est facile de dire, d’expliquer l’histoire après coup. Expliquer que « bien entendu tout cela était prévisible, les courbes et les droites en attestent ». Les tendances, les pieds, les têtes, les épaules et tout ce genre de truc comme ça, ces mots techniques utilisés justement dans l’analyse technique. Mais quand on est réellement en train de devoir faire son choix, en fait nous constatons que les interprétations possibles sont multiples. On peut tracer des courbes, tracer des lignes, trouver un canal, et tout un tas de choses comme ça, mais en réalité, nous constatons que ce ne sont que des hypothèses.

C’est exactement quand on fait le test chez les psychologues, de la tâche. Vous savez, ce test où le psychologue ou le psychiatre vous présente des taches et vous demande, « qu’est-ce que vous voyez dans cette tâche ? » Alors bien entendu, on n’y voit rien, on ne voit qu’une tâche, et après il va falloir inventer une histoire, broder une histoire à partir de cette tache ! Chez le psychologue, ou le psychiatre, c’est probablement rigolo. Rigolo de raconter une histoire à la con, parce que le soi-disant professionnel qui est en face de nous prend au sérieux ce que l’on dit. Mais nous ne risquons rien, il fait son diagnostic, il va de toutes les façons conclure que nous sommes un peu fou quelque part ou du moins détraqué. De toutes les façons son boulot, c’est de trouver une anomalie psychologique chez nous. Parce que s’il ne trouve pas d’anomalie psychologique chez nous, il va pas gagner son blé. Alors il faut qu’ils trouvent quelque chose.

Mais dans notre cas, avec les courbes de l’analyse technique, nous risquons notre argent. L’enjeu est plus important. Alors, alors nous ne décidons rien.

Ou alors, ce que nous pouvons faire c’est de nous dire bon d’accord je vais investir une petite somme. Une petite somme, parce que avec une petite somme nous nous disons, si jamais ça ne monte pas c’est pas grave je n’aurais pas beaucoup perdu et si jamais ça monte je gagnerai un peu. Bien entendu, dans beaucoup de cas, nous constatons que çà a beaucoup monté. Et là c’est comme si nous tournions en rond. Nous nous disons, « mais pourquoi n’ai-je pas investi plus ? » Juste histoire de noter, dans notre vocabulaire on parle d’investissement, et pas de risque. Tout se passe comme si on avait investi de l’argent dans de la spéculation. Par contre compte quand nous perdons,  nous nous disons, « mais pourquoi est-ce que j’ai risqué tout cet argent là dans cette spéculation ». Notre vocabulaire en lui-même est déjà biaisé. Nous utilisons parfois des mots positifs quand nous avons de l’espoir, et des mots négatifs quand nous avons perdu.

Quoi qu’il en soit, au niveau du Bitcoin, ce qui se passe c’est que au jour d’aujourd’hui, ce n’est qu’une monnaie spéculative. Il y a extrêmement peu de transactions dans cette monnaie. Quand je dis extrêmement peu, c’est en pourcentage de toutes les transactions qui sont possibles dans notre monde économique globalisé. Je ne sais pas quel est le pourcentage mis il est sûrement minime, peut-être 1 %. Et donc le Bitcoin, n’est pas encore une vraie monnaie d’échange commercial. C’est seulement une monnaie d’échange, qui permet de faire de la spéculation.

Oui, peut-être qu’il y a des commerces qui sont basés sur le Bitcoin, mais je pense que ce sont des trafics. Ce sont des trafics ou des marchandises sont échangées, et où les gens essaient de se cacher des gouvernements et des services des impôts. Mais, c’est pas tellement pour échapper au service des impôts je pense que les gens font appel aux Bitcoin. Ceci parce que, ce que l’on appelle de façon tout à fait pudique les optimisations fiscales, sont très bien au point aujourd’hui. Et ceci, avec des échanges dans des monnaies qui sont tout à fait honorables tel que le Dollar l’Euro, ou le Yen ou toute autre grande monnaie de grands pays comme çà.

Je pense que en réalité, quand il y a des échanges commerciaux avec le Bitcoin, c’est parce que l’objet de l’échange est illégal. Cela peut être un trafic de drogue, d’armes ou de la prostitution. Je ne vois pas d’autres domaines que cela. Et s’il y a d’autres domaines, de toutes les façons les échanges sont des échanges soit prohibés, soit c’est l’objet de l’échange qui est prohibé, ou encore c’est un échange avec un pays, je veux dire un commerce avec un pays qui est banni. Cela veut dire de toutes les façons que l’on cherche, qu’il y a une recherche de se cacher des autorités légales.

Il est souvent dit que le Bitcoin n’est pas aussi caché que çà. Quand je dis caché, j’entends intarissable. Je reconnais qu’en théorie, toutes les transactions qui sont faites en Bitcoin sont traçables. Mais pour pouvoir tracer précisément une transaction, ou l’origine des fonds, je pense que au bout de une ou deux ou trois transactions, ou de trois étages d’interlocuteurs, c’est impossible de remonter à la source, ou de répertorier, d’identifier qui et quoi dans le système.

Le seul moyen d’être détecté, est de faire un commerce suffisamment important pour que l’on soit pistable. Mais en réalité il est largement plus facile de tracer les produits. Quand il s’agit de trafic de drogue par exemple, si nous avons une ribambelle de petits trafiquants, ce sera impossible d’arrêter quelqu’un d’important. Justement parce que peut-être qu’il n’y a personne d’important. Par contre quand il y a un grand trafiquant, un grand système, et une grande route, et bien cela va se voir à un moment donné ou à un autre, cela va être visible car le trafic comme un trafic sur une autoroute, va être tellement visible que l’on saura remonter à la source ou à la destination, ou au deux. Cela signifie que l’on va être capable d’identifier assez facilement les intermédiaires importants. Et les intermédiaires importants c’est ceux qui sont bien entendus stratégiques, parce que si l’intermédiaire, le nœud important est neutralisé le réseau est détruit. Et en même temps ces nœuds de réseaux sont ceux qui manipulent le plus de valeur monétaire.

Alors en conclusion de tout cela, je pense que le Bitcoin est aujourd’hui uniquement un système de spéculation. Je pense aussi que accessoirement il sert à des trafics illicites. Mais encore une fois, ce n’est pas trop le Bitcoin qui fait que des commerces illicites existent ou prospèrent, c’est plutôt des commerces illicites qui étaient déjà auparavant prospéraient, utilisent le Bitcoin comme moyen de paiement supplémentaire. Ils ne vont pas utiliser que le Bitcoin, le Bitcoin fera partie de leur panoplie monétaire.

 

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