Changer un proche

Gandhi - Soyez le changement que vous voulez voir dans le monde
Gandhi – Soyez le changement que vous voulez voir dans le monde

Souvent nous sommes irrités de certaines personnes qui nous entourent. Ils devraient comme ceci ou cela. Ou se comporter comme ceci ou cela. Et le plus ennuyeux dans tout çà, c’est qu’ils semblent ne pas vouloir changer. Que faire ?

Défauts chez les autres

A un moment donné ou à un autre, nous trouverons quelqu’un qui sera infiniment peu dynamique. Ou encore qui a de grosses lacunes en optimisme. Ou encore vraiment insuffisant en maîtrise de soi. Ou encore, …

Bref, les défauts sont faciles à trouver chez les autres. Et même si certains ont des défauts évidents, vraiment graves, nous croyons que nous ne les avons pas. Telle personne manque de dynamisme ? Nous pensons l’être suffisamment. Mais ce qui nous horripile le plus, c’est quand nous avons une personne de notre entourage proche, que nous l’aimions ou le détestions, et qui ne se comporte pas comme nous l’aurions voulu. Oui, ceci est quelque chose de grave pour nous.

Miroir de nos défauts

Tout d’abord, il y a certaines thèses qui disent, que nous sommes les miroirs des défauts que nous trouvons chez les autres. Nous trouvons et détestons que l’autre est impoli ? Cette thèse prétend que c’est nous en réalité qui le sommes, ou encore que c’est notre impolitesse que nous détectons chez l’autre. Personnellement, je ne suis pas très d’accord avec cette thèse.

Cette thèse mérite malgré tout une certaine considération. Tout d’abord, dans l’exemple précédent, nous pouvons être « normalement » poli. Mais nous reconnaissons aussi l’insuffisance de politesse chez notre proche. Je pense qu’à un moment donné de notre propre vie, nous avons été insuffisamment poli comme notre proche. Et nous reconnaissons cela. C’est ce que je prends de positif dans cette théorie.

D’un autre côté, nous voulons que notre proche change. Nous voulons lui dire « sois plus poli ! ». Parfois nous voulons le lui dire de façon encore plus abrupte, la colère nous donnant un surplus d’énergie. Ici, je prends l’exemple de la politesse. Mais nous pouvons tout autant prendre celui du dynamisme, ou de la maîtrise de soi, ou de la gentillesse, ou de l’optimisme, ou de l’attention, des précautions de sécurité, de l’authenticité ou de tout autre comportement. Oui, la liste peut être longue. La liste des possibles.

L’autre change s’il veut quand il veut

Mais nous savons bien, que crier, râler, voire fulminer ne sert pas à grand chose. L’autre personne change si elle veut, quand elle veut, à son rythme. Tout çà nous énerve. Mais plus nous nous énervons, plus l’autre, consciemment ou inconsciemment, se fige, se bloque, se terre, s’enracine dans son immobilité. Alors, nous devons en prendre notre parti. Inutile de forcer autrui à changer. Même, si par la force nous obtenons un changement, il ne sera que superficiel. Externe. Au contraire, l’autre personne, par mesure de sauvegarde va consolider à l’intérieur d’elle même, le comportement que nous lui reprochons. Elle va protéger ce comportement, en la vivant intérieurement et en essayant de nous le cacher. Et en même temps, notre proche va élaborer un genre de contre-offensive. De façon consciente ou inconsciente d’ailleurs.

En vérité, nous n’avons pas de pouvoir sur l’autre. Et en particulier sur nos proches. Père, mère, frère, sœur, fils, fille, etc. Et pour les personnes éloignées, nous n’avons pas plus de pouvoir. Même si nous pouvons acheter des comportements d’autrui, nous savons que si ces comportements sont achetés, ils ne sont pas sincères. Idée en passant comme çà, tel est le cas de la prostitution.

Nous avons le pouvoir de la perfection sur nous mêmes

Par contre, sur nous mêmes, nous avons le pouvoir. Nous avons le pouvoir sur nos comportements et surtout sur nos pensées. Nous voulons que notre proche soit gentil ? Eh bien, nous pouvons l’être. Plutôt que de nous irriter et de perdre nous même notre gentillesse, nous pouvons faire l’effort d’être encore plus gentil que nous le sommes actuellement. Oui, nous pouvons viser d’être gentil à la perfection. Je dis bien viser, car la friction avec le comportement de l’autre va nous pousser à ne pas être gentil. Ce qui fait que pour redevenir normalement gentil, nous allons devoir faire un effort déjà. Et puis, nous nous devons d’être gentil, de pousser la gentillesse pour pouvoir nous dire. « Oui, moi je suis parfait, je suis gentil jusqu’à la perfection ». Mine de rien, ce n’est pas facile, il faut réellement faire de gros efforts de maîtrise de soi. La chose qu’il y a, c’est que çà vaut vraiment le coup. Et peut-être, par effet d’exemple, notre proche adoré va changer. Va décider de changer, de s’améliorer aussi.

Dans tout ceci, j’ai pris des exemples. Dynamisme, optimisme, gentillesse ou politesse. Ce ne sont que des exemples. Le fond de ce je que dis ici est valable pour tout autre comportement que nous voulons développer chez nos proches, chez certains de nos proches.

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