Je veux atteindre mon objectif

Objectifs
Objectifs

« Je veux atteindre mon objectif », cela a l’air d’être une formulation évidente. Pourtant, que nous soyons seuls ou quand on nous le demande, nous donnons fréquemment une réponse plutôt impersonnelle. Ainsi quand on nous pose la question de savoir quel est notre objectif, nous répondons un truc du genre « Parler Anglais couramment en Avril ». Je t’invite d’ailleurs à jeter un nouveau coup d’œil à cet article intitulé « Bonne formulation d’un objectif« . Aujourd’hui, je vais compléter cet article là.

Je, à la première personne

Parler à la première personne, cela signifie utiliser le mot « je ». Ainsi, « je veux parler couramment Anglais en Avril » plutôt. Formulé de cette façon, l’objectif est bel et bien le mien propre. J’en suis totalement investi. Cet objectif est à moi, je le sens, je le ressens. Ce n’est pas l’objectif de la multinationale dans laquelle on travaille. Ni celle de La France ou de tout autre pays. C’est bien le mien, à moi, moi, moi, moi !

Un objectif visualisable

Visualisable, bien entendu, cela veut dire que je pourrais voir. Et surtout imaginer. Et le meilleur moyen de le vérifier, c’est, « est-ce que je peux le dessiner ? » Si je peux le dessiner, alors là, je suis certain ce n’est pas un objectif conceptuel, formulé de façon intellectuelle, immatérielle. Non, l’objectif devient concret. Il est concret puisque je le vois dans mon imagination, j’ai même pu le dessiner. Et puis voilà !

L’objectif, c’est « être »

Ah bon ? L’objectif n’est-il pas de l’atteindre justement ? Si ! bien entendu. Mais ce qu’il y a c’est de pouvoir se voir, se voir soi-même avec cet objectif atteint. La visualisation précédente doit alors me contenir moi. Moi-même. Soi-même. Quand je vois, dessine cet objectif atteint, je suis où dans le décor, dans ce dessin ? Qu’est ce que je ressens ? Qu’est ce que je dirais éventuellement ? Qu’est ce que j’entends ? Qu’est ce que je je vois, regarde ? Oui, y aller avec les cinq sens comme çà. Et puis d’ailleurs, je suis où ? A quel endroit ? etc. Encore une fois, être bien circonstancié. Bien entendu, l’être de façon pertinente. Ce qui signifie en bref, que je dois m’imaginer avoir déjà atteint mon objectif. Donc « quand j’aurai atteint mon objectif, où serai-je ? Que verrai-je ? Qu’entendrai-je ? … » Ceci me permet justement de définir des critères concrets et mesurables d’atteinte de mon objectif. Si je n’arrive pas à me voir « avoir atteint mon objectif », c’est que mon objectif est mal défini, mal décrit. Et puis voilà !

Sur la route de mon objectif

Une dernière pour la route ! avant. Revisites cet article que j’ai intitulé « Combien tu m’aimes ? » Il faut être le plus factuel, le plus concret possible. Les chiffres, même sur des choses plutôt immatérielles telles que l’amour, çà a du bon ! Oui, il faut parler avec des chiffres.

Le chemin peut être long. Et puis il faut savoir où on va. Dit d’une autre façon, est-on sur une bonne trajectoire ? Il faut évaluer la situation de façon continue. Quand je décrivais des Objectifs SMART et SMARTER, je parle bien de trajectoire. Suis-je sur le chemin de l’atteinte de mon objectif ? Si je me dirige normalement vers mon objectif, tout va bien. Si ce n’est pas le cas, il faut des action correctives. Actions correctives à définir et à réaliser en fonction des informations bien entendu.

Sur la route de mon objectif, je dois poser des jalons. Prévoir des jalons. A 10 % de mon chemin, je vérifierai ceci ou cela. De même par exemple, à 20%, à 50 % etc. Il s’agir bien encore une fois de contrôler ma trajectoire. Où en suis-je ? Et surtout, « où en serai-je ? ». Les points de contrôle doivent alors planifiés à l’avance. Plus précisément, cela signifie, prévoir des Check-Lists. Ou je le dis en Français, des listes à cocher, qu’il faudra effectivement cocher.

Cas particulier du marathon

J’imagine que je veux réaliser un bon temps lors du prochain Marathon. Oui, je me vois à la fin du Marathon, à regarder entre autres le chrono. Je peux aussi décider que je m’entraînerai tous les jours. Ceci peut faire l’objet d’une check-list. Oui ou non effectivement, ai-je fait ma séance d’entraînement journalière ? Ceci n’est peut-être pas suffisant. Je peux aussi noter mes temps à chaque séance d’entrainement. Une autre idée est de noter le moment à partir duquel sur le parcours je ne suis plus à l’aise. Bien entendu, ce moment devrait être de plus en plus éloigné dans le temps de la course. Ce cas du Marathon n’est qu’un exemple, mais il montre bien que l’on peut trouver des idées d’indicateurs intermédiaires qui permettent de suivre l’avancement. Nous avons même pu parler chiffres avec l’amour, sur d’autres sujet plus terre à terre, c’est plus facile !