Ce qui dépend de nous

Lorsque nous nous donnons des objectifs, nous souhaitons bien entendu qu’ils soient ambitieux. Un objectif ne doit pas être une chimère. C’est à dire, un rêve inatteignable derrière lequel on court toujours. Tout ceci mérite quelques précisions.

Ce qui dépend totalement de nous

Champion du Monde
Champion du Monde

Tout d’abord, notre objectif doit dépendre de nous. Ce conseil a déjà été énoncé par Epictète dans le livre intitulé Ce qui dépend de nous : Manuel et entretiens . Ce conseil est aussi rappelé par les conseillers en management, en particulier dans l’énoncé d’objectifs SMART.

A l’extrême, ce qui dépend totalement de nous, ce sont nos pensées et la façon dont nous décidons du sens des événement qui arrivent. Et plus particulièrement qui nous arrivent. Cette idée est aussi reprise par les inventeurs et praticiens de la PNL (programmation neuro-linguistique). Ainsi, nous pouvons décider de ne plus être furieux ou malheureux quand nous sommes dans des bouchons. En effet, nous ne pouvons rien quand nous sommes coincés dans les bouchons. Alors pourquoi en être malade ? Les bouchons ne dépendent pas de nous. De même, tu ne vas pas donner aux autres conducteurs le pouvoir de te rendre malade. Tu peux tout à fait rester insensible à ces états de faits. Tu ne laisseras pas les autres conducteurs te pourrir la vie dès le matin ta vie. Ça, c’était le cas extrême.

Ce qui ne dépend pas de nous

Autre exemple de ce qui ne dépend pas de nous. « Je veux que dorénavant, le soleil de lève à l’Ouest ». Ou encore, « Je veux que la Corée du Nord soie un pays démocratique » . Bien entendu, nous ne pouvons pas nous donner raisonnablement de tels objectifs. Tiens, un autre : « Je veux que tout le monde soit gentil » . Bon bien entendu, ceci n’est pas de notre ressort. Ceci n’est pas de notre ressort, car ce sont les autres qui agissent. C’est leur comportement, leur volonté. Nous voyons bien que réellement peu de choses dépendent totalement de nous. Nous devons alors améliorer tout çà.

Jeter les gants

Voici deux ou trois objectifs que nous aurions bien voulu atteindre. Ou du moins qui ressemblent à des objectifs plausibles. « Je veux être Président de La République », ou encore « Je veux être Champion du Monde de Formule 1 ». Etre Président de la République ne dépend effectivement pas de nous. Cela dépend des électeurs, incontrôlables par définition en démocratie. Et puis çà dépend aussi de l’autre imbécile de concurrent. En Formule 1, il y a les autres pilotes concurrents. Il y a mon équipe, l’équipe adverse, les conditions de course et plein d’autres paramètres. Alors allons nous jeter les gants ? Non, il y a une solution, il y a une voie à prendre.

Les pistes de solutions

Tout d’abord, nous devons nous dire que comme cela ne dépend pas de nous à 100 %, nous pouvons donc ne pas atteindre notre objectif. Cela signifie que toute défaite doit être acceptée sans chialer. Mais cette perspective, qui n’est pas sure à 100 % non plus ne doit pas nous démotiver dans nos efforts. Au contraire. Ceci doit nous pousser à chercher continuellement la meilleure des solutions, les meilleures pistes, et les plus grands efforts.

  1. Mettre le maximum de chances de son côté. Ça veut dire, prendre le maximum de dispositions pour augmenter le périmètre de ce qui dépend de soi. Ça veut dire, s’entraîner, augmenter ses connaissances, ses compétences, ses expériences. Tout cela dépend grandement de toi. Ton équipe, tes fournisseurs, tes partenaires, tu peux aussi les motiver. Oui, il y a une grande part qui dépend d’eux, mais ton action sur eux dépend de toi. Cela te permettra de gagner de nombreux points par avance.
  2. Se comparer constamment à son concurrent. Oui, pour s’en sortir, pour surveiller son concurrent. Que fait-il ? A quel stade estil ? Et toi, relativement à tout çà, où ou à combien es-tu ? Sa stratégie est-elle la bonne, ou c’est la tienne ? Que peut-on faire de mieux ? Bref, nous pouvons bel et bien avoir des objectifs ambitieux. Ce qu’il faut juste, c’est savoir être lucide sur ces objectifs, et être prêt à y mettre le prix. Ton objectif ambitieux, es-tu prêt à l’atteindre « coûte que coûte » ? Whatever it takes disent les Américains.
  3. Transformer l’objectif en objectifs qui dépendent plus de nous. Ces nouveux objectifs seront définis pour contribuer au maximum au rêve initial. A la chimère qui n’en deviendra que plus un rêve possible. Probable même.

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